jeudi 26 octobre
Déménagement
J'ai déménagé.
Pour le moment ce n'est pas parfait, il faut que je trouve comment avoir un thème chouli que j'aime, mais voilà, un an ici, et une page qui se tourne.
Si cela vous dit, vous pouvez vous diriger par ici : High Voltage Queen
Alors, à très bientot sur mon nouvel espace, et pour les réfractaires, on va dire que je vous aime quand même ! ;)
lundi 23 octobre
Fine Quality.
Il pleut sur Mulhouse la grise.
Quelques malheureux étudiants d'histoire font
des bulles de savon devant leur bâtiment de faculté.
Certains révisent des heures pour un contrôle
continu d'une heure dans lequel les connaissances trop développées sont
à bannir, car le temps passe vite et il n'est pas lieu de faire une
dissertation d'une centaine de pages sur l'absolutisme et Louis XIV.
Je commence à me plaire ici. Je crée des liens avec
ma tierce colloc, communément nommée Rion - alors on achète des sous
vêtements, on cuisine des poulets et on galère pour couper des spätzles.
Rien de plus nouveau. Circulez, y'a rien à voir !

lundi 16 octobre
Eucalyptus Story.
Samedi soir, à Besancon, soirée agitée par la disparition d'une jeune fille adorable et 6 autres jeunes inquiets de cette disparition.
Prenez 7 jeunes, enfermez les dans un appart trop enfumé, faites les tourner un moment puis lâchez les dehors vers 1 heure du matin. Entre temps la fille adorable sera revenue, et les inquiètudes se seront dissipées.
Ces jeunes se feront accoster par deux mecs bourrés - "tu sens boooon la violette" - puis, devant la beauté de la lune rousse et un fort excès de yoshi-titude, ils finiront assis au milieu du centre ville, toujours à rouler.
Toujours Yoshi, ils verront un mec apparemment sérieux leur demander leurs papiers. Yoshi 1er (moi) a été le seul à les croire et à leur montrer sa carte d'identité - finalement, il découvrira que c'était une boutade.
Le lendemain matin, ils auront des trous de mémoire quant à la soirée passée, avec emmêlage de termes, de phrases, de déclarations.
Mais ils sauront que ce soir là, le monde était beau.
jeudi 12 octobre
Bouddha ?
" Clement: ben disons que quand on est avec toi, j'ai
l'impression que tout est réalisable et facile "
Ca n'a pas l'air important vu comme ca, mais je dois dire que cette petite phrase (sortie de son contexte, mais quand même) m'a fait sacrément plaisir !
Et tout ca parce que j'expliquais pourquoi on m'avait surnommée Yoshi...
mercredi 11 octobre
Quelques minutes
["Et la merde qu'on bouffe au goût de Paradis..."]
J'en aurais envie de devenir terroriste. Action Directe, meurtres ciblés, puis lavage de cerveau des populations, mais dans l'autre sens, pas dans celui qui nous agite actuellement, d'autres perspectives. Refaire découvrir aux gens des valeurs oubliées, qu'est ce que la solidarité, le respect...
Que restera t-il de la terre, de nous d'ici 30 ans ?
J'ai trop peur de m'en douter... Faudra choisir un camp, l'obscur ou la lumière...
Jusqu'au faudra t-il aller pour que les gens se réveillent enfin ? Jusqu'au devront-ils pousser leur logique, profit, profit, profit, consommer ou mourir, exploiter ou ne pas faire "assez" de profits, polluer tant pis, mentir, profit !
Et après on s'étend sur nos petits problèmes personnels, mais on a créé un monstre d'avidité et on l'a lâché en liberté et cela, ca n'intéresse pas plus que ca.
PROFIT !
mardi 03 octobre
Mon coeur est un 45 tours [rayé]
Quand le flou est tellement profond que je n'arrive même plus à écrire, la créativité perd sur la douleur et j'ai mal.
samedi 30 septembre
some pictures




jeudi 28 septembre
Chesterfield Burley.
Incroyable mais vrai (si, si) : je recommence à avoir une vie sociale !
Incroyable dites-vous ? *rires* J'ai cours à 8 heures demain. Rock'n Roll !
Je ne rentre pas à Besancon ce week end, même si à chaque fois que j'y retourne, j'ai la sensation de me ressourcer. Ma bonne vieille ville me manque, il semblerait...
Ce qui est cosmique, c'est que j'éprouve le besoin de revendiquer mes racines (ou plutôt, ma région) maintenant que je suis ici. Je me shoote à la cancoillotte et je rêve de Mont d'Or - patates - saucisse de Morteau (le repas diététique par excellence) : je me suis jurée de faire connaître le plaisir franc-comtois aux ignorants alsaciens (chauvine ? non, pas du tout, hem).
[
Quand Besac fait sa mauvaise tête
Et que sa boucle se resserre
Je sens le jour réveillé
Tout seul sous mon petit manteau
Un mal de crâne mérité
Qui m'envoie ses petits marteaux
La ville dort, c'est rien de le dire
Traversant le quartier Battant
Difficile d'imaginer pire
Je n'entend que claquer mes dents
Quand Besac fait sa mauvaise tête
Et que sa boucle se resserre
Quand on voit s'éteindre les fêtes
Besançon se la joue sévère.
La Grande Rue remonte infinie
Mon royaume pour un coude-à-coude
Le seul à mes côtés, c'est Murphy
Car même les murs me boudent
On dirait qu'cette ville me ressemble
Hier en phase, aujourd'hui naze
En attendant, on trace ensemble
Je la sens qui, doucement, m'apprivoise
Quand Besac fait sa mauvaise tête
Et que sa boucle se resserre
Quand on voit s'éteindre les fêtes
Besançon se la joue sévère.
Les pieds traînants, la dalle glissante
Vesontio dépose janvier
Qui se charge de mettre en attente
La lumière et mon arrivée
S'il te plaît, fais-moi un sourire
Sans forcément montrer les dents
Mais transformer en souvenir
La froideur des tours de Vauban
La place St Pierre a l'air déçu
De sentir la fièvre descendre
Besançon hier a trop bu
Tous les deux on commence à s'entendre
On commence à s'entendre
On commence à s'entendre
On commence à s'entendre
On commence à s'entendre
Quand Besac fait sa mauvaise tête
Et que sa boucle se resserre
Quand on voit s'éteindre les fêtes
Besançon se la joue sévère. ]
Aldebert
lundi 25 septembre
(...)
Je me rappelle que j'étais dans le train.
Assise à l'inverse du sens de la marche, le passé me défilait devant les yeux, et l'immédiat restait flou.
Sigur Ros m'accompagnait, avec leur musique à l'image de mes sentiments.
Le chat qui vit en moi était à la fois hérissé par la messe dite en l'honneur de mon ami qui s'est suicidé - 100% d'âneries dites en un laps de temps de trois quarts d'heure - et à la fois triste d'être au dernier hommage donné pour une personne que j'estimais très profondément.
Le paysage n'en pouvait plus de défiler devant mes yeux, et mes larmes coulaient silencieusement...
Je dois faire le deuil de mon "père" que je devrais plutôt appeler "géniteur" en référence à tout ce qu'il ne m'a pas apporté, à tout ce qu'il n'a pas fait, pas dit, pas assumé.
Ma décision est prise, mais difficile à mettre en pratique.
Show must go on.
samedi 23 septembre
Where is the line ?
La vie continue.
C'est moche la vie. Ca laisse énormément d'écorchés vifs. Et puis certains décident d'en finir.
Un homme que j'estimais au plus haut point s'est suicidé, lundi, en se pendant dans un bois proche de Besancon. Pourquoi ? Cela, personne ne saura l'expliquer. Et ce n'est peut être pas plus mal ainsi.
J'ai mal au ventre. Je ne sais plus très bien qui je suis, tout en le sachant [quelque part] - je voudrais oublier certaines choses, les effacer, comme on efface les écrits sur un tableau blanc, avec un petit chiffon.
La vie c'est moche, ca laisse des enfants maltraités se dépatouiller, plus tard, avec des souvenirs et des charges très lourdes à porter.
Et il y a des pères qu'on ferait mieux de laisser derrière soi. Une bonne fois pour toutes.
Mais on ne s'y résoud jamais. Alors on enfouit très très très loin, là-bas, au fond, nos cauchemars, et on décide de ne plus y repenser...
Mais vient le jour où la peur du noir revient. Où on se sent comme sur une sellette : le moindre faux pas sera fatal. Mais comment faire pour ne pas s'enfoncer ? On vit.
Et des êtres chers se pendent dans des bois.
La vie ici n'est pas facile - je commence doucement à me construire une vie sociale en dehors de Jérémy, je sors, j'étudie, et je dois affronter les uns après les autres des tracas sans fins. Alors ressurgissent en moi ces pensées que j'avais enfouies au plus loin il y a de cela quelques années.
Salopards de monstres, j'en peux plus de vous affronter. Enfoirés ! Foutez moi la paix ! je crie et je m'insurge parce que je dois payer pour des faits qui ne relèvent pas de ma responsabilité...
Il est 3h30 du matin, et j'écris parce que je dois arrêter de jouer à l'autruche et affronter la réalité en face.
Je déteste sentir des monstres guetter ma chute dans le noir.
Ils seront trop forts pour moi.
